Minolta SR-T101
Il y a de nombreuses années, mon père (passionné de photo et collectionneur de quelques belles pièces) m’avait prêté son SR-T101 à l’occasion d’un voyage que j’effectuais à l’étranger. J’étais alors jeune ado.
Pour une raison que j’ignore, l’appareil s’est bloqué lors d’une manipulation. Je suis incapable de me souvenir dans quelle condition ce malheureux incident se produisit, mais je me mis en tête de procéder seul au démontage et à la réparation de ce vénérable appareil. Erreur funeste, s’il en fut !!! Au terme de cette opération digne de l’un des meilleurs épisodes de la série Urgences, il me resta bien plus de pièces à l’extérieur du boitier que le seul tournevis avec lequel j’aurais du me retrouver.
Pour une raison que j’ignore (mon esprit à certainement occulté cet épisode qui a du faire trembler les chaumières), je ne me souviens de l’enguelade certainement mémorable et absolument justifiée à laquelle je dus avoir droit.
Quoiqu’il en soit, bien des années plus tard, je n’avais pratiqué la photographie qu’en utilisant des appareils numériques, pour une utilisation très « utilitaire », sans autre forme de recherche que celle de satisfaire le besoin immédiat d’immortaliser une situation quelconque. A mon goût le numérique est frustrant à plusieurs niveaux : d’une part, il symbolise le monde de la surconsommation dans lequel nous sommes (je ne remets pas du tout en cause les prouesses technologiques qu’il véhicule) tant au moment de la prise de vue (il n’y a de limite que la capacité de la carte mémoire) qu’au moment de la découverte (il n’y a plus aucun plaisir à attendre les photos développées, tout est instantané); d’autre part, il faut (en tout cas jusqu’à il y a peu) disposer de ressources financières importantes pour s’offrir du matériel numérique de qualité. La liste peut être complétée à la guise de chacun …
Récemment, après de longues années de frustration dont j’ai été bien plus que le complice, je me suis décidé à me remettre à l’argentique. Et c’est en surfant sur ebay, que j’ai retrouvé trace du vénérable SR-T101. Je suis d’autant plus ravi que j’ai pu acheté celui qui a longtemps fait partie de la collection de Gilles Morra (Gilles Mora). Voici donc en introduction quelques photos ainsi que quelques mots sur l’appareil.
Dans un prochain post, je vous ferai part d’impressions plus personnelles
Un peu d’histoire
Le SR-T101 est le premier appareil photo produit dans la série SR-T en avril 1966 et son succès est démontré par la durée exceptionnellement longue durantlaquelle il a été fabriqué. Le SR-T101 intègre pour la première fois une cellule TTL, rendant le processus de la photographie beaucoup plus simple en ouvrant le monde de la photographie à de nombreux débutants.
Toutefois, ce n’était pas seulement le fait que l’appareil photo soit capable d’effectuer des mesures à pleine ouverture, qui a été révolutionnaire sur le SR-T101. L’appareil intègre le premier système de mesure matriciel, appelé «Contrast Light Compensator» (CLC). Le système utilise deux cellules de comptage distincts, situés à différentes parties du pentaprisme. Ces cellules mesurent la lumière tombant sur les différentes parties de l’écran du viseur, et fournissent une lecture qui prend en compte le contraste dans une scène. En conséquence, l’appareil a la capacité de réduire de manière significative la sous-exposition des ombres ou d’autres zones sombres d’une photo, en minimisant l’effet des zones particulièrement surbrillantes qui sont plus brillantes que la moyenne de la scène.
Bien que tout cela puisse paraître complexe, cette technologie fonctionne parfaitement, et a contribué à faire du SR-T101 l’un des appareils les plus populaires de son époque. Les autres fonctionnalités clés de l’appareil comprend un viseur qui affiche la vitesse d’obturation, la possibilité de verrouiller du miroir pour l’utilisation avec les objectifs grand angle et un bouton d’aperçu de profondeur de champ qui permet au photographe d’évaluer in situ la profondeur de champ.
Ci-dessous, quelques unes des caractéristiques de l’appareil :
- Appareil photo reflex avec lentille simple équipé d’une cellule de mesure CLC (Contrast Light Compensator) couplé à l’obturateur et la vitesse du film.
- Vitesses supportées de 6 à 6400 ASA Obturateur à rideaux en tissu entièrement mécanique avec des vitesses de 1-1/1000 sec plus B
- Vitesses d’obturation de 1 à 1/60 sec avec flash électronique
- Mécanisme de verrouillage du miroir
- Indicateur de contrôle de l’exposition et de la vitesse d’obturation sélectionnée visibles dans le viseur
- Synchronisation du flash (X et FO)
- Système de mise au point avec lentille de Fresnel
- Compteur automatique de poses
- Griffe porte-accessoires
- Retardateur
- Fonction d’aperçu de profondeur de champ
En 1969, Minolta a adopté les normes ISO, utilisant anciennement les normes du Japan Industry Standards (JIS). Le passage au nouveau système a obligé l’entreprise à utiliser des vis cruciformes (Philips) à la fois pour la construction interne et externe. C’est pourquoi de nombreuses pièces durent être modifiées, même parfois légèrement.Pour cette raison, de nombreuses régions ont été modifiés, si ce n’est que légèrement. Certains changements sont caractéristiques sur le SR-T 101, par exemple la position différente des vis du couvercle supérieur de l’appareil et la modification du bouton de sélection de vitesse de l’obturateur.
Encore aujourd’hui, près de 50 ans après avoir été conçu, le SR-T101 reste un puissant outil photographique. Comme appareil photo principal, il est un outil excellent et fiable. En comparaison avec des modèles plus récents de la marque Minolta, il fait encore (voire plus) le poids. Aucun des modèles qui ont suivi n’ont pu se prévaloir d’un d’un mécanisme entièrement mécanique. En outre, seule les appareils de la série XK ont été dotés du verrouillage du miroir.
Envoyer ce post par mail





septembre 5th, 2009 at 23 h 18 min
Bonjour,
On peut trouver maintenant le manuel du SRT 101 en français, soit sur le site de Sylvain Halgand, mais il faut télécharger chaque page individuellement, soit à 35mm-compact.com, mais la qualité est moins bonne…
A +
Henry
septembre 6th, 2009 at 0 h 59 min
Merci Henry !
septembre 6th, 2009 at 2 h 50 min
J’ai mis en pdf la notice de chez Sylvain Halgand, je te l’envoie par mail si tu veux., mais il me faut ton adressee.
A +,
henry